Info FO : Fraude sociale : un sport toujours très prisé par les entreprises
05/02/2026
L’essentiel de la fraude demeure concentré sur le recouvrement des cotisations (plus de 52 % de la fraude évaluée), indique le HCFIPS. En clair, plus de la moitié de la fraude sociale découle du travail dissimulé. Les employeurs et les indépendants ainsi que les professionnels de santé (à hauteur de 12 %) sont responsables des deux tiers de la fraude. Avec 680 millions d’euros en 2024, le
recouvrement est toujours limité, constate le HCFIPS, rappelant que la fraude envers la Sécu est aussi de nature fiscale. Le manque à gagner est estimé à 5,5 milliards d’euros en 2024, dont 3 milliards dus à la fraude à la TVA. Imputable aux entreprises. Auditionnée dans le cadre du projet de loi, FO a déploré que celui-ci ne soit pas
à la hauteur des enjeux. Pour la confédération, il faudrait notamment, en matière de lutte contre la fraude sociale,
réduire les contraintes réglementaires qui pèsent sur les inspecteurs de l’URSSAF et accélérer les procédures de lutte contre le travail dissimulé, prévoir aussi
des dispositifs efficaces contre les entreprises qui organisent leur insolvabilité, et
renforcer les moyens humains et matériels des tribunaux judiciaires, dont les délais, de deux à trois ans, facilitent ces pratiques frauduleuses.