L'exigence du résultat ou la radicalité des postures ?
Le réformisme est souvent mal compris. Il n'est ni un accompagnement docile, ni un refus systématique. C'est une stratégie de terrain, lucide et exigeante.
L’action syndicale privilégiée par FO est la politique contractuelle : transformer le réel par le contrat puis l’accord et la convention collective.
Pourquoi cette approche est-elle la plus efficace pour les salariés ?
Par la clarté des rôles. Nous ne sommes ni un parti, ni un gouvernement bis. Notre boussole est l'intérêt des salariés, dans le respect strict des principes démocratiques et de l’indépendance syndicale.
Par le poids sur le réel. La force d'une organisation se mesure à ce qu'elle obtient concrètement (salaires, droits, conditions de travail, accords) et non à la force de ses proclamations.
La liberté de dire "non". L’indépendance, c’est avoir la capacité de négocier pour obtenir des progrès tangibles, mais aussi de s'opposer avec fermeté et mobiliser le rapport de force quand le dialogue est rompu ou les intérêts menacés.
Le réformisme n'est pas une compromission, c’est une volonté de peser sur le quotidien. Si l’utopie fait naître l’espoir, notre rôle est d'en faire un résultat.
Le syndicalisme doit-il se définir par sa capacité à négocier ou par sa capacité à s’opposer ?
Et si la véritable force résidait précisément dans l'équilibre entre les deux ?